Dieu existe, ils l'ont rencontré !

fourniquetMarie, la fillette belge qui fit arrêter en 2003 Michel Fourniret a témoigné au procès du tueur en série. Elle déclare avoir prié pour qu'il ne lui arrive aucun mal. 

Pour échapper à Michel Fourniret, la fillette belge âgée de 13 ans à l'époque des faits dit avoir prié pour implorer la grâce divine.

« J'ai commencé à prier dans mon cœur...pour qu'il ne m'arrive rien ».

La fillette dit avoir demandé à Michel Fourniret s'il était croyant. « Je lui ai demandé s'il croyait en Dieu, il ne m'a pas répondu ».
La fillette est alors ligottée, mais elle sera miraculeusement sauvée. Michel Fourniret, sous la menace, entrave sa victime (Marie) aux mains et aux pieds, la conduit à l'arrière du véhicule, avant de repartir. « Je lui ai demandé, 'pourquoi tu fais ça' ?
il a dit 'tu dois me donner du plaisir, autrement tu ne rentreras pas'.

"J'étais étonnée, je ne savais pas jusque là ce qu'il voulait faire de moi », a raconté Marie. Elle crie, il commence à l'étrangler et lui dit : « si tu cries, je te tue ».
Marie demande alors à son ravisseur s'il fait partie du groupe de Marc Dutroux. « Je suis pire que Marc Dutroux », répond-il.                Le véhicule repart. A l'arrière, entravée, Marie prie à haute voix, de plus en plus fort, « à pleine gorge ». Elle aperçoit une carte routière des Pays-Bas, de Belgique et de France.

                                                                                                                                                                     

« Je me suis dit, c'est fini. J'ai vu toute ma vie défiler, je me suis sentie comme dans un film ». Soudainement, les liens des jambes se détendent, elle se libère puis, avec les dents parvient à dégager ses mains. A un arrêt du véhicule, elle ouvre la porte latérale coulissante et s'enfuit, sans que Fourniret s'en aperçoive. Plus loin, une femme la recueille en voiture et, chemin faisant, croise la camionnette du ravisseur qui a fait demi-tour. Le numéro d'immatriculation relevé permettra à la police belge d'arrêter Michel Fourniret.

"Plus habile que Fourniret" :  Le père de Marie a raconté être venu du Burundi en Belgique pour fuir des "crimes génocidaires". "Ici, nous avons été surpris par une autre criminalité", a-t-il dit. Marie dit n'avoir pas besoin de psychologue pour gérer le souvenir de son enlèvement : "c'est là que se trouve la grâce, je n'en ai pas besoin". L'avocat général Francis Nachbar s'est incliné devant le témoin. "Vous avez été beaucoup plus forte, beaucoup plus intelligente, beaucoup plus habile que Fourniret. Vous avez sauvé votre vie et celle de beaucoup d'autres jeunes filles. Pour cela, je voulais vous féliciter et vous remercier".

Pendant toute la déposition, l'accusé Michel Fourniret semblait dormir, immobile, yeux clos. Avant le témoignage, il a redit qu'il refuserait de parler, sur cette affaire comme sur les autres, si on lui refusait le huis clos qu'il demande. Il a cependant précisé à la barre avoir rédigé pendant le week-end un texte et même fait un dessin, à l'intention de Marie. On en ignorait dans l'immédiat le contenu.

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