Dieu existe, ils l'ont rencontré !

Jean-Michel

15 février 2013

Marc

Il avait le mal de vivre, il voulait voyager. Avec sa 2CV et sa drogue Jean Mi part pour un voyage sans retour à Katmandou. En fait de paradis, il se retrouve en enfer. Complètement défoncé, il va se jeter d'un toit avant de défier Dieu. Un miracle va se produire.

 

témoignage vidéo de Jean Michel Pannier

Il avait le mal de vivre ,il voulait voyager. Révolté contre toute autorité, Jean Mi est parti pour Katmandou. Un voyage sans retour qui se terminera, pour beaucoup, dans la misère et l'overdose. Grâce à un miracle, Jean Mi s'en sortira. Une rencontre in extremis avec Dieu va bouleverser sa vie. Il est maintenant pasteur et père de famille, et aide les autres à s'en sortir.
Il répond aux questions de Passe à ton voisin :

Pat : Jean Mi bonjour !
J Mi : Bonjour Pat ,c'est une grande joie d'être avec toi ici, et j'aimerais vraiment apporter à tous les lecteurs mon témoignage, car j'ai eu une vie un peu spéciale, je sors de la drogue, je suis pasteur aujourd'hui, alors j'aimerais raconter comment je suis passé de A à Z.
PAT : Actuellement tu vis avec ta femme et tes enfants à Clermont Ferrand, je crois que vous avez eu 4 enfants ?
J MI : Nous en avons 4, oui, ils sont tous grands, nous les avons fait très rapidement, 4 en 4 ans, et maintenant ils sont tous partis.
PAT : Cela n'a pas dù être de tout repos !
JMI : Non, surtout pour ma femme !
PAT : Toi ,JMI tu es originaire de quel endroit ?
JMI : J'ai grandi à Beauvais et j'ai eu une enfance assez difficile, incapable de voir la beauté des choses...Je me reconnais bien dans la plupart des jeunes d'aujourd'hui. Je voyage beaucoup dans le monde et je peux t'assurer que si certains avaient le quart de ce qu'on a en France, ils seraient très heureux.
PAT : Comment expliques-tu l'état d'esprit que tu avais ?
JMI : J'étais le premier de quatre enfants, ma mère était une femme assez révoltée contre la vie et d'une certaine manière elle s'est un peu vengée sur moi ,je prenais très souvent des coups.
PAT : Comment as-tu réagi ?
JMI : Il y a 2 façons de réagir, soit on prend pitié de soi et on se renferme, ou alors on devient rebelle et révolutionnaire, ce que je suis devenu. Je ne me suis pas laissé faire, j'ai grandi en envoyant balader les profs, les flics, les patrons et toute autorité en général.
PAT : Cette rébellion se manifestait de quelle façon ?
JMI : A l'école j'étais toujours à la porte, j'avais sans arrêt des punitions. A 14 ans, j'ai quitté l'école, j'ai appris le métier d'électricien, je ne faisais rien, je me planquais tout le temps, pour me défoncer au trichlo. Avec ma paye, je rinçais les copains sans jamais donner un sou à mes parents. Avec mes potes, je faisais le dur, le chef de bande, mais au fond de moi j'avais terriblement besoin de tendresse. J'avais 2 personnalités : à l'extérieur le gros dur, cheveux longs, qui se défonce, mais à l'intérieur le mal aimé. J'étais prêt à payer pour qu'on m'aime.
PAT : La drogue c'était pour ça ?
JMI : A 9 ans, j'ai commencé à fumer, à 12 ans j'étais aux alcools forts et à 14 ans j'ai commencé à me droguer, en nettoyant des outils au trichlo, et puis ce fut l'escalade.
PAT : Prendre de la drogue c'était un acte de rébellion ?
JMI : Non, c'était un médicament, j'étais en fait très malheureux, c'est ce que les gens ne comprenaient pas. Les jeunes de maintenant sont peut être plus vrais qu'on l'a été, ils expriment leur malaise en plein jour. Nous on était obligé de se saouler et de se droguer pour calmer notre souffrance intérieure.
Je ne pouvais plus continuer comme ça, il fallait que toute cette souffrance s'arrête, j'ai alors décidé de faire un voyage sans retour, partir pour Katmandou.
PAT : Pourquoi Katmandou ?
JMI : Katmandou ça représentait le paradis pour les drogués et puis c'était l'aventure, une aventure sans retour pour beaucoup, qui sont restés là-bas, , morts par overdose.
PAT : Raconte-nous ton voyage.
JMI : Je suis parti en 2CV avec 2 amis, entre guillemets, qui m'ont croqué tout ce que j'avais et qui ensuite m'ont laissé tomber arrivé en Yougoslavie. J'ai continué seul. J'ai retrouvé 2 autres personnes qui m'ont payé un peu d'essence au Koweït. Je n'ai pas pris la route habituelle, mais je suis passé par le Liban, la Syrie, la Jordanie …. Je suis arrivé en Inde où j'ai beaucoup marché à pieds, en me mortifiant comme faisaient les bouddhistes. La drogue aidant, j'était devenu à moitié fou et schizophrène, pesant à peu près 40 kilos.       J'avais tout le temps l'envie de me suicider, et à Katmandou, j'ai finalement tenté de mettre fin à mes jours.

En réalité j'avais déjà des pensées de suicide depuis longtemps, le bouddhisme ne m'a pas aidé du tout et au lieu de rencontrer Dieu, j'avais rencontré des démons qui me rendaient à moitié fou, et je pensais que seule la mort pouvait me libérer de cet enfer.

J'étais devenu parano, malade, j'entendais des voix, j'ai donc résolu de me suicider, sans penser que l'enfer qui m'attendait après la mort était bien pire que ce que je vivais. Mais à l'époque je ne le savais pas. Je suis monté sur un toit à Katmandou, j'étais complètement défoncé à la cocaïne.
Et là, sur ce toit avant de sauter dans le vide, j'ai lancé un défi à Dieu, criant : Dieu, si tu existes,tu ne m'as pas créé pour me laisser crever comme ça ! Puis je me suis jeté en avant dans le vide. Mais, sans comprendre comment ni pourquoi, je me suis retrouvé allongé sur le dos sur ce toit. Je m 'étais jeté en avant, mais quelqu'un ou quelque chose m'avait projeté en arrière sur le dos. Je me suis relevé et j'ai jeté à Dieu un nouveau défi, j'ai dit : Dieu, si c'est toi qui m 'as sauvé, ramène-moi en France. Je n'avais plus rien, plus d'argent, plus de passeport et pour ce retour il fallait un miracle.

Beaucoup ne sont jamais revenus, morts par overdose dans la misère. A partir de ce moment là, tout a changé, autant tout était négatif avant, tout s'arrangeait maintenant. Je suis rentré en 3 semaines en France grâce à une série d'heureuses coïncidences.

La Bible dit : quand un malheureux crie, Dieu entend. Et c'est vrai, je voudrais vous supplier de ne pas tomber dans le désespoir, mais criez à Dieu ! Il répondra. Arrivé en France, jai été monté en stop par des gars qui chantaient des cantiques.Je me suis dit : quelle bande de cinglés ! Ces gars m'ont invité chez eux pour me proposer de manger du camembert ! C'était des Suisses ! Le camembert, depuis des mois, j'en rêvais. A cause du camembert, j'ai accepté l'invitation. Ils se sont bien occupé de moi et ont tenté de me faire comprendre l'évangile. A part le camembert, je ne comprenais pas grand chose tellement j'étais défoncé.

Ensuite ils ont voulu prier pour moi,, je n'ai pas dit non. Après la prière j'ai été instantanément délivré de la drogue. Ils m'ont invité dans une petite église. Les gens m'ont accepté malgré mon air repoussant, ils sont même venu me demander pardon pour m'avoir jugé. D'un seul coup je me suis moi aussi reconnu coupable dans bien des situations, j'ai confessé mes fautes et Dieu est entré dans ma vie.

J'ai décidé de changer de vie et de vivre avec lui et pour lui. Les années ont passé, je suis devenu pasteur et avec ma femme en Auvergne, nous aidons les autres à rencontrer ce Dieu merveilleux.
 

 

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Mots clés : drogue, enfer, paradid, Dieu, Jésus, katmandou